Isabel Claus, paysagiste

Ingénieure-paysagiste, Isabel Claus exerce depuis 2015 en indépendante après des expériences dans les secteurs publics et para-publics et en agence privée de paysage.
Elle affectionne les problématiques sociétales, les paysages ruraux et périurbains, leurs géographies du quotidien et le dialogue entre acteurs.

Elle exerce à des échelles et registres différents déclinant une variété de projets et de problématiques rencontrées :
• transitions climatique et énergétique (plans de paysage, adaptation et sobriété, cadrage du photovoltaïque au sol, schéma directeur des énergies, zaenr, guides, formations…) ;
• prospective, réglementaire (concours internationaux, OAP, PLUI…) ;
• des projets agricoles et d’équipements en sites classés (plans de plantation, plan-guide agricole, espaces publics, serres, abords d’écoles et équipements sportifs…) ;
• des projets pré-opérationnels (parcs, belvédères, espaces publics, mobilités..) ;
• des projets culturels et artistiques (commissariats d’exposition, publications, films, mises en scène de photographie, projets chorégraphiques…).

Depuis 2018, elle se spécialise dans la planification paysagère des transitions notamment énergétiques, lui permettant d’oeuvrer en véritable laboratoire, envers les paysages ruraux.
Elle intervient régulièrement dans des sites classés et des parcs naturels régionaux (PNR), aux exigences paysagères et patrimoniales fortes.

Les démarches participatives avec citoyens, autant que la biodiversité ou encore la gestion économe de l’eau, sont présentes dans la grande majorité des projets menés.

Elle travaille à Lyon, en régions Rhône-Alpes-Auvergne, parisienne, Occitanie et là où les projets la stimulent.

CV PDF téléchargeable

Actualités

• Plan de paysage et transition climatique et énergétique, pour le PNR des Causses du Quercy, 46
• Plan de paysage et biodiversité de la Vallée du Madet, pour Billom Communauté, 63
• Eclairage d’un campus sportif et requalification d’une lisière nocturne pour le site classé de la Plaine de Versailles, Fontenay-le-Fleury, 78
• Plan solaire pour le Haut Jura et la CA du Haut Bugey, 39, 01
• Plan de paysage et transition énergétique pour la Communauté d’agglomération d’Alençon, 61

Parcours

Après une première formation dans les arts vivants, elle est diplômée de l’Ecole nationale supérieure de la Nature et du Paysage de Blois en 2009. Elle exerce depuis 2015 en libéral, après des expériences dans les champs du public (SCoT), du para-public (CAUE, association) et agence privée. Elle travaille en France et pays limitrophes.

CV PDF téléchargeable


La pratique du mouvement et ses recherches artistiques corollaires l’habite et habitent son temps. Après une pause d’une douzaine d’années pour se consacrer au paysage, elle reprend la danse, qui prend aujourd’hui une place particulière.  Cf Projets artistiques > Pratique du mouvement

Les projets culturels sur le paysage qui lui sont commandés, sont souvent inspirés de son aspiration pour une esthétique assez brute où les gestes se veulent autant concrets que force de rayonnement spatial, avec pour base une « descente » vers le sol.

 

Recommandations

Claude Parent, architecte et théoricien, s’adressant à Nicolas Firket (Agence Rem Koolhass).

« Cher Nicolas Firket, malgré vos fonctions certainement harassantes chez K. je serais heureux que vous dialoguiez un long moment avec Isabel Claus, ex danseuse et maintenant paysagiste d’une grande ouverture d’esprit. Elle me semble même, après un premier contact et une lecture de son travail, pouvoir apporter à votre agence une attitude intéressante, dans l’approche, dans l’attention qu’elle porte au dialogue du corps avec l’espace avec le paysage et bien sûr avec le sol. »

Claude Parent, le 1er mars 2007.

Lettre Claude Parent
Conférences et formations

Voir page dédiée ICI.

PAYSAGES & TRANSITIONS
Rencontres annuelles des Agences d’urbanisme, Ministère de l’Ecologie, Ademe, Cler, Réseau Paysage Rhône-Alpes Auvergne, DREAL, Ecole du paysage de Versailles, PNR, Maison de l’Environnement, DDt, CAUE, CGEDD…

PAYSAGES & ARTS
Librairie Virevolte, Laboratoire LACTH (Lille), CAUE, Rencontres Paysages récréatifs…

FORMATIONS DONNÉES
Ecole des Beaux-Arts de Lyon, CAUE, DDT

TROPISME

La touchent particulièrement les problématiques sociétales (se nourrir, se loger, se déplacer, se chauffer…) inscrites dans le grand paysage et dans le vécu des personnes.
La planification et la prospective lui offrent ce plaisir de lier ces complexités du réel avec les sensibilités spatiales des territoires.

Elle savoure ces sensibilités ordinaires et oeuvre à leur valorisation dans les questions de transitions. La planification paysagère de l’énergie est un véritable laboratoire où elle ressent contribuer tant à la reconnaissance des paysages qu’à la création d’outils et de démarches nouvelles, dont la précision technique est son leitmotif.

Elle a la chance d’œuvrer à de nombreux projets en sites classés, notamment agricoles, très ambitieux en terme écologique et de circuits-courts.

La démarche participative avec tous types d’acteurs et le recueil des perceptions habitantes, accompagnent tous ses projets.

Danse & paysage : goûter l’épaisseur du réel

J’ai une curiosité toujours renouvelée par l’extérieur, habitée par une sorte de joie très basique d’être là. De goûter les complexités du réel.
Autant que le paysage, la danse m’apporte une sorte d’intelligence du vivant et exprime ma sensibilité à l’espace.

Les deux disciplines m’offrent une certaine joie quotidienne d’être vivant, de se sentir un organisme influencé par son environnement, de penser parfois un peu plus ‘horizontalement’ et surtout par le sol. Croisant les approches empirique et scientifique, j’aime les observations fines et sensibles du réel, la sensation de son épaisseur.

Les qualités du vivre ensemble, des relations spatiales et des usages semblent guider toutes mes recherches. D’où le plaisir de la marche, de danser, d’être en baskets, d’arpenter les nouveaux territoires de mes missions, ou sortir 1h, 2 jours ou 2 semaines, observer le quotidien, les lieux aux équilibres fragiles, les contrastes impensables d’Ile-de-France, ou encore voir l’espace se dégager des corps comme des lieux.